Mails para a minha Irmã

"Era uma vez um jovem vigoroso, com a alma espantada todos os dias com cada dia."


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Discordo…

…mas ele há gente para tudo!
Da Net


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Le Combat

Ils avancent lentement sur le champ de bataille. Leurs tenues blanches étincellent au soleil de plomb dans le désert aride. Le sable et la poussière semblent ne pas avoir d’effet sur le blanc immaculé de leurs vêtements. Ils sont beaux, leurs visages semblent illuminés d’une lumière surréelle. Ils ne sont pas éblouis par l’aveuglante lumière de ce soleil implacable à son zénith. Ils ne portent pas d’armes apparentes et se déplacent avec grâce, leurs pieds semblant à peine toucher le sol sablonneux.
En face d’eux s’avance la cohorte désordonnée habillée aux couleurs bigarrées qui constitue leur adversaire. A la tête de ce kaléidoscope, s’avance une femme. Son visage est extrêmement beau mais dur et fermé. Ses formes sont dignes des déesses du panthéon et mises en valeur par des vêtements moulants rouge et noir. La cohorte qui la suit est bruyante et bouillonnante et braille à tue-tête qu’il faut se battre à mort et tuer le plus d’ennemis possible.

Le chef des hommes en blanc s’arrête lorsqu’il s’aperçoit qu’un homme seul attend au centre, entre les deux groupes. L’homme est vêtu simplement mais proprement. Il semble fatigué mais surtout intrigué par ces deux groupes se déplaçant dans sa direction, apparemment pour s’affronter. Il interroge l’homme en blanc qui se tient immobile à deux pas de lui. L’interroge, mais du regard seulement. L’autre semble toutefois avoir compris sa question! Non seulement sa question mais toutes les questions qu’il s’est posées toute sa vie. Et non seulement il semble les avoir comprises, mais aussi en détenir les réponses.

La femme à la tête de la cohorte bigarrée et désordonnée s’avance, laissant ses suiveurs légèrement derrière mais néanmoins à l’affût de tout geste des adversaires en blanc qui pourrait mettre en danger la vie de leur chef. L’homme simple au milieu des deux groupes comprend que cette bataille va avoir lieu pour lui ou du moins pour sa cause. Il ignorait jusqu’à présent qu’il avait une cause à défendre, mais comprend qu’il y en a une plus importante que toutes les autres : sa Vie !

Dans son esprit, les réponses de l’homme en blanc à toutes ses questions se forment, les unes après les autres, et s’accumulent. Il se sent plus léger de connaître enfin toutes ces réponses. La femme ouvre la bouche et sa voix mélodieuse sort enchanteresse:

–       Qu’il fasse son choix maintenant de rester ou partir que nous puissions nous battre!
–       Nous allons nous battre à cause de lui. Il ne peut pas, ne doit pas, prendre part à nos affrontements!
–       Nous ne nous battrons pas à cause de lui, mais pour lui! – répond la femme.

L’homme au centre entend et se sent presque vexé par cette conversation à son sujet, mais à laquelle il ne prend pas part. Il ne sait pas vraiment que faire. Il pourrait partir et les laisser s’affronter, mais cela lui semble lâche et indigne de lui. Mais s’il reste, sait-il vraiment quel camp choisir? L’homme en blanc a un regard rassurant et apaisant mais surtout semble bien le connaître et détenir toutes les réponses. Alors pourquoi son cœur hésite-t-il? Pourquoi ce doute dans une situation qui semble si évidente?

L’homme en blanc reprend:
–       Cela représente la même chose. A cause de lui ou pour lui. Le fait est qu’il est l’objet de cet affrontement et que, partant, il ne peut être lucide à ce sujet. Il n’est pas objectif étant directement impliqué!
–       Raison de plus – renchérit la femme – pour qu’il fasse un choix. Il est la premier concerné et il lui appartient de choisir de prendre part à notre échange ou pas. C’est de sa vie, de son choix, qu’il s’agit! Nous ne pouvons lui imposer cette décision.

Le discours de cette femme est clair, chaque mot est prononcé distinctement, mais pourtant il cause le trouble dans l’esprit de l’apparent objet de cet affrontement. A chaque mot qu’elle prononce, le visage de la femme semble s’adoucir, sa beauté devenir moins froide, moins rigide, plus ouverte. Pourtant, l’homme en blanc semble tout savoir. Alors comment se fait-il que le cœur de l’observateur solitaire semble plus attiré par le discours de la femme. Son cœur hésite et la discussion continue, l’homme en blanc interrompt le silence:

–       Il ne peut faire ce chois. Son esprit est aliéné par les raisons qui nous ont tous menés ici.
–       Cela est votre point de vue à vous seul. Nous avons une opinion différente. Malgré les raisons qui nous amènent ici et ont crée la nécessité de cette bataille, son esprit n’est pas aliéné. Il est capable de choisir et de ressentir. Partant, il lui appartient de décider s’il prend part au combat ou s’il s’loigne. Dans les deux cas, nous nous battrons de la même manière. C’est son droit d’être fatigué après tant d’épreuves et nous ne lui demandons rien. Nous nous battrons pour lui de toutes façons!
“Quel drôle de discours!” Se dit l’homme au centre. Pour quelle raison cette femme voudrait-elle se battre? Pourquoi lui donne-t-elle le choix? Il ne sait même pas ce qui l’a amené ici. Il est confus. Peut-être l’homme en blanc a-t-il raison, et son esprit est dérangé! Par quoi, il ne saurait le dire, mais cela serait encore une preuve qu’il ne peut choisir.
Pourtant sont cœur s’émeut par la douceur qui émane maintenant de la femme. Son visage s’est adouci, sa beauté éclatante plus tendre. Quant à l’homme en blanc, son visage semble s’être fermé, son expression traduit une impatience difficilement masquée par un sourire qui semble de plus en plus crispé.

Les deux adversaires ont cessé de s’observer mutuellement et l’observent lui désormais. L’homme en blanc s’adresse à lui calmement :

        –                    Laissez-nous maintenant. Nous nous occupons de tout. Ne vous inquiétez de rien!
La femme écoute et prend un moment avant de répondre :
        –       Faites votre choix comme vous l’entendez. Vous n’êtes obligé à rien, si non de choisir maintenant de reste ou de vous éloigner.
L’homme au centre réfléchit. Que faut-il faire? Obéir à l’homme en blanc ou faire un choix comme le demande la femme? Peut-être le résultat est-il le même! Peut-être choisira-t-il, parce que c’est le plus sage, de partir, de s’éloigner de ces deux fois pour les laisser se débrouiller comme bon leur semble!  Oui mais voilà, s’il est vraiment l’objet de leur querelle, il devrait comprendre pourquoi pour prendre sa décision!
Soudain la fatigue le gagne. Il a envie de fermer les yeux et de dormir. Il se sent profondément fatigué, épuisé au point de ne plus être sûr de pouvoir encore tenir debout! C’est alors, dans cet état de fatigue extrême, que la mémoire lui revient:
Il se souvient d’hommes en blanc lui disant que sa vie va s’achever, qu’il lui faut bien écouter et suivre tous leurs conseils s’il souhaite prolonger un tant soit peu cette existence!
Et puis, il se souvient de ses amis qui ne savaient rien, mais avaient compris qu’il y avait un problème et l’ont soutenu, lui ont donnée leur force, la force de leur amitié, promettant de se battre à ses côtés, ou même à sa place, se cela leur était possible!
Il sentit alors les lèvres chaudes et douces de la femme se poser sur son front, puis sur ses joues et enfin sur ses mains. Il comprit alors que l’homme en blanc, comme tous les hommes en blanc, détenait le savoir, certainement, mais que seuls les amis connaissent le coeur.

Il se plaça donc aux côtés de la femme, lui pris la main et, regardant l’homme en blanc dit :

            –                    Je reste, et je me bats!

FIN
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Dulce Morais


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Amor é…

“Tirar as meias e aquecer os teus pés”


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Vivamus Mea Lesbia

Vivamus mea Lesbia, atque amemus,
rumoresque senum severiorum
omnes unius aestimemus assis!
soles occidere et redire possunt:
nobis cum semel occidit brevis lux,
nox est perpetua una dormienda.
da mi basia mille, deinde centum,
dein mille altera, dein secunda centum,
deinde usque altera mille, deinde centum.
dein, cum milia multa fecerimus,
conturbabimus illa, ne sciamus,
aut ne quis malus inuidere possit,
cum tantum sciat esse basiorum.

Catullus
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Vivamos, minha Lésbia, e amemos
e que o falatório dos velhos rabugentos 
todos, juntos, valham-nos menos que um centavo. 
Os astros podem morrer e retornar 
Para nós, quando de uma única vez 
a breve luz se apaga 
o sono de uma infinita noite nos é imposto. 
Me dá mil beijos, e depois mais cem 
depois mais mil, e duzentos outros
mais mil ainda, e cem de novo. 
E então, quando tivermos milhares de beijos somados 
percamos a conta, esqueçamos o cálculo 
para que nenhum rancoroso se tome de inveja 
ao saber dos muitos beijos que foram dados.

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O Clã do Comboio – Semana de Reis

Semana de Reis

O Aviso que Espoletou

Tinha algumas coisas para contar acerca do Clã do Comboio, mas ainda não o fizera por manifesta falta de tempo. Contudo, houve um clique. Algo espoletou a minha vontade de voltar a escrever sobre o Clã. Foi um anúncio. Um daqueles avisos em voz serena e sensual que indicam qual é a próxima estação. Entrei no Regional em Santa Apolónia. A próxima paragem seria, e foi, o Oriente. Daí até ao Entroncamento ou, no presente caso, como se verá, até Torres Novas, a viagem duraria, ainda, cerca de 1h40m. O comboio arrancou, andou uns metros, e ouviu-se o aviso em cristalina e sensual voz:
– Próxima paragem: Riachos/Torres Novas/Golegã.
Um senhor de idade avançada não se conteve:
– Eh pá, foi rápido. Vou passar a vir sempre neste.

Feicebuqueiras

A Senhora das Tripas à Moda do Porto é uma jovem que há uns meses fez uma ou duas viagens connosco. A empatia foi natural e imediata e ela prometeu voltar. Voltou na semana antes do Natal e, para alegria nossa, tem viajado com o Clã com alguma regularidade. Ela e a Senhora das Caralhotas, que tem um iPad, são muito feicebuqueiras. Como uma casou há pouco mais de seis meses e a outra há pouco menos de seis meses, é vê-las de iPad na mão a usufruírem das maravilhas da tecnologia e a mostrarem à malta um rosário de fotos com vestidos de noiva, penteados de noiva, ramos de noiva, convidados de noiva, noivos de noiva e damas de honor de noiva. A propósito de uma dessas damas, de honor chamada, o Rapaz do Fato Cinzento terá dito, Essa é boa… é mesmo muito boa! Devia ter estado calado porque a Senhora das Caralhotas apressou-se a rematar com frase já aqui citada, Isso era muito toucinho para o teu papo-seco! Em todo o caso, como aquilo dá para aumentar o tamanho das imagens com um simples passar de dedo, o Rapaz do Fato Cinzento, o Escritor e o RB têm andado entretidos a inspecionar a qualidade do corte dos vestidos. Só isso, mero interesse antropológico. Não falta nada no Clã, nem o Facebook a bordo para fazer um GOSTO DISTO!

Queijo do Rabaçal

Este queijo deu voltas. Primeiro foi o Escritor que, na sua magnânima generosidade, disse, O que fazia aqui falta era um queijinho do Rabaçal. Amanhã trago um. Depois, quando o comboio chegou a Santa Apolónia, lá foi ele com a Rapariga do Riso Fácil à procura do queijo do Rabaçal ao supermercado da estação. Não havia. Em vez disso trouxe uma bela duma tarte de noz. Ora, o VM, que é danado para a brincadeira, começou a agradecer o queijo todos os dias. Mas também não o trouxe! Trouxe o pão que, diga-se, era muito bom e a Senhora da Revista de Culinária, essa alma santa de paciência feita, trouxe o belo do queijo do Rabaçal. O VM, em tirada de fino recorte humorístico, virou-se para o Escritor e disse, É bom, este queijo do Rabaçal que tu trouxeste!
O certo é que todo o Clã se atirou a ele e foi por isso que sobrou pouco. Mas, mesmo esse pouco, tinha os dias contados. À tarde, no regresso, reencontrámo-nos e lá vinha a Senhora da Revista de Culinária. Perguntamos-lhe pelo queijo que apareceu logo ali e foi irmãmente repartido por todos os elementos do Clã. Do Clã e mais uma senhora desconhecida que se via gostava de queijo porque ia com água na boca. Oferecemos-lhe e ela aceitou. Simpaticamente.

Dia de Reis

A tradição ainda é o que era. Pelo menos, em alguns locais, para algumas pessoas. Foi um dia fantástico de várias maneiras. Em primeiro lugar porque o Clã estava particularmente composto, depois, porque se fez um pequeno-almoço comemorativo da data com tudo o que era preciso, a começar pela comunhão e pela alegria generalizada entre os elementos do Clã. Estava a Senhora da Provecta Idade, a Senhora das Caralhotas, a Senhora das Tripas à Moda do Porto, a Rapariga do Riso Fácil, o Escritor, o Filho do Escritor, a Rapariga com Brinco de Pérola, o Rapaz do Fato Cinzento, o VM, a Senhora da Revista de Culinária, o JJ, o RB, a Mulher do RB e um Tipo Careca a que Chamamos Álvaro. Começámos por degustar o bolo rainha que o Rapaz do Fato Cinzento trouxe acompanhado do espumante que o Escritor ofereceu. Avançámos para o café quentinho da Rapariga com Brinco de Pérola, para os folhados da Senhora das Tripas à Moda do Porto e para os enrolados de salsicha da Senhora das Caralhotas. É evidente que os enrolados de salsicha proporcionaram metáforas de ordem diversa, em particular, essa que o leitor está a pensar. E quando pensávamos que a merenda estava terminada, eis que a Senhora da Provecta Idade revela que tinha trazido um bolo-rei. Entre fazer-lhe as honras e deixar para a próxima, optámos por fazer-lhe as honras e lá fizemos o gostoso sacrifício de “empacotar” também o bolo-rei. Foi um interessante momento de convívio em que a comida foi só o pretexto para uns momentos bem passados e que terminou da forma mais significativa possível. Ao chegarmos ao Oriente, a Senhora das Tripas à Moda do Porto disse:
– Oriente? Já? Isto hoje foi rápido.
O curioso é que até foi um dia em que o Interregional das 7:18 até chegou particularmente tarde. É assim, o Clã, agora até já mantém acesa a chama da tradição. A bordo!

jpv


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Pequenos Milagres – Nyankosem

Nyankosem

Não estranhe o leitor que seja esta história passada em terras estrangeiras. Muito cristãs umas, mas pouco católicas, sem pejoração na expressão, e nada católicas, nem tão pouco cristãs, as outras. Vem isto a suceder por via de outro distintivo traço dos milagres que é acontecerem sem olharem a onde nem a quem. Crentes e descrentes, praticantes e apáticos, europeus, africanos ou de qualquer outra proveniência, brancos, amarelos e todas as outras tonalidades de pele, altos, baixos, sãos e enfermos, muito conhecidos estes por razões bíblicas, na Graça do Senhor ou fora dela. De facto, para que se seja alvo de um milagre, basta ser-se humano, nem vivo é preciso estar, atesta-o Lázaro e a sua ressurrecta bem-aventurança.

Dito isto, importa sabermos que estamos em Londres e à nossa volta ouve-se a música sussurrada de máquinas trabalhando, algumas apitam como as caixas registadoras dos supermercados. Mas aqui não se vendem mercearias. Vende-se saúde. É um quarto de um hospital com uma cama só onde está uma mulher derrotada pela doença, pelo sofrimento e pela falta de esperança. Tem os braços espetados de sondas e cateteres, o cabelo branco e despenteado, o olhar mortiço na direção da jovem médica que a veio visitar e está em pé, ao lado da paciente, olhando os documentos presos com uma mola à papeleta. É elegante. Cai-lhe bem, a bata. Realça-lhe as formas redondas, musculadas e firmes. E, deixemo-nos de rodeios, conversam. Pois contemos o que da conversa mais interessa contar.
– Então, como está?
– Para morrer!
– Para morrer?
– Nem um milagre me salva.
– Acredita em milagres?
– Se acreditasse não estava aqui! Nada disso existe, menina! Onde está quem faz os milagres? Porque não os faz quando são precisos? Onde estão os milagres?
– Os milagres vivem em nós e somos nós que os tecemos com coragem, com fé, com força de vontade. Todos nós temos milagres na alma. Por vezes, vivemos uma vida inteira, morremos, vamos a enterrar e nunca chegamos a acordá-los. Outras vezes, por necessidade extrema, por vontade férrea ou simples fé, despertamo-los e fazemo-los ou eles vêm ter connosco.
– É tão jovem. Fala assim porque ainda é muito jovem. Tem a pele lisa e a cabeça em bom estado. Nunca sofreu. Só por isso fala assim.
– Quer ouvir uma história? Um verdadeiro milagre?
– Eu cheguei a esta situação esquisita em que tenho pouco tempo e o tempo todo do mundo e é por isso que tenho tempo para ouvi-la. Assim a menina o tivesse para contá-la.
– Para si, arranjo-o.
A médica puxou uma cadeira, sentou-se confortavelmente ao lado da mulher doente que não acredita em milagres, dobrou uma folha para trás e ficou com uma outra, branca e lisa, à sua frente para poder ir rabiscando enquanto contava a história, assim como quem distrai o corpo todo para que o cérebro funcione melhor. E começou.

Era uma terra quente e árida, pobre de vegetação, mas prenhe de vida. Era uma terra onde o sol se mostrava enorme e redondo e tingia as tardes de laranja. As pessoas tinham a pele negra e macia e o seu quotidiano dividia-se entre o cuidar dos animais magros para lhes aproveitar o leite, a urina, o sangue e, ocasionalmente, a carne e a manutenção das três casas do lugarejo. As mulheres cozinhavam em enormes panelas de barro mal cozido e os homens fumavam e decidiam. Dormiam no chão em cima de peles e por baixo de telhados de ramos e folhagem atada. Os dias duravam eternidades doiradas e quentes, a espaços raros, copiosamente varridos por águas breves e devastadoras. As noites eram límpidas e brilhavam estrelas infinitas no firmamento que tinha o tamanho do universo todo e pouca ciência era precisa para saber-se isto. Pelos três casebres dividiam-se vinte e uma pessoas. Um casal mais velho, os seus três filhos, as sete mulheres deles e nove crianças filhas dos três homens e suas mulheres.

Nyankosem tem quatro anos e é feliz. Está magra, a menina. Toda a ossatura é visível, mas ela não sabe o que é estar gordo, nem tão pouco sonha o que é ter mais. Mais roupa, mais alimentos, mais conforto. Veio ao mundo neste mundo que conhece e é nele que passa os dias eternos e as noites estreladas brincando, explorando, conversando com os adultos, aprendendo a vida e as rotinas e as tarefas nela. Nos últimos tempos tem reparado que os adultos falam alto uns com os outros, ralham agressivos como se qualquer coisa nesta precária ordem de coisas estivesse para mudar. E estava. Nesses momentos corria para a latrina, um buraco no chão rodeado por quatro paredes erguidas com galhos e vegetação a cerca de cem metros das casas, tapava os ouvidos com as mãozitas magras e ficava à espera que as conversas voltassem ao sussurro normal das pessoas que falam umas com as outras entendendo-se, e só depois voltava para junto deles.

A tarde está quente como todas as tardes debaixo deste céu. A enorme bola de fogo começa a desaparecer de modo que já não é bem redonda, falta-lhe um bocadinho que a terra engoliu. Toda a família está reunida, a conversa começa em tom normal que vai crescendo e em pouco tempo estão de novo discutindo com violência. Nyankosem não suporta aqueles gritos e foge para a latrina. Senta-se a um canto e espera. Ali cheira mal, mas está protegida daquela altercação desenfreada. O tom da discussão parece aumentar, há mesmo gritos. Nyankosem fecha os olhos e tapa os ouvidos com as mãozitas aflitas. Aquilo durou algum tempo e, subitamente, parou. Parou e gravou na mente de Nyankosem algo que nunca mais esquecerá, um silêncio sepulcral e absoluto de que, por ironia, virá a ter medo para o resto da sua vida. Deixou-se ficar por longos momentos até que o silêncio se tornou insuportável. Era como se não conhecesse o espaço em que fora criada. Dirigiu-se às casas e foi então que viu o que nenhuma criança deveria ver. Apercebeu-se logo de que não tinha mundo, estava completamente só e perdida. À sua volta, a sua família jazia chacinada, cortada em pedaços, degolada. Havia um intenso cheiro a sangue. Nyankosem teve medo e chorou. Um choro lancinante. Nada nem ninguém a ouviu, julgou ela na altura. Hoje, não está certa disso. Sem saber o que fazer, deambulou por entre os corpos, de braços caídos e mãos abertas e quando deparou com uma panela de barro no chão daquelas onde se costumava cozinhar para todos, saltou lá para dentro, puxou a tampa, encolheu-se no escuro e esperou. Só um milagre a salvaria.

Mal anda a Humanidade quando precisa de milagres para salvar-se de si própria.

O sol percorreu lentamente a terra alaranjada durante três longos dias e retomou a caminhada ao quarto. Era fim de tarde. Nyankosem já quase não dá acordo de si. Não sabe se é dia, se é noite. Não sabe há quanto tempo ali está. Não chora porque não tem força. Ouve passadas pesadas e ritmadas ao longe. Não quer saber. A sua vida já não é sua. Os homens e as mulheres que chacinaram a sua família vieram visitar o local, tentar perceber se, por milagre, alguém escapara, se há ali algo que interesse levar. É uma mera visita de reconhecimento. Viram os corpos com pontas de paus, o cheiro nauseabundo não parece afetá-los, por curiosidade, um homem alto e atlético destapa a panela com a ponta de uma catana. Dá um salto para trás, assustado. Começa a chamar, os outros acorrem, ele pronuncia, Maldito verme, e ergue a catana, Nyankosem recebe o choque de luz e não consegue ver mas pressente o que vai acontecer. Não reage, não consegue. Quando o golpe é desferido, uma mulher alta e possante, com pinturas de guerreira, segura-lhe a mão e grita:
– Basta! Que coragem é a tua?
– Todos os vermes devem morrer!
– Olha para essa criança, parece-te um verme? É ameaçadora para ti? Achas que tem idade para ter aprendido os costumes deles? Daqui por anos tem dois braços para servir-nos.
– Não fazes sentido. Queres poupar uma criança, mas mataste-lhe toda a família onde havia mais crianças.
– Faço sentido, sim. Tu e eu não matamos por matar. Matamos por nova ordem. Uma ordem comandada por homens mas exigida por Deus. Achas mesmo que ela sobreviveu à chacina por nossa culpa ou vontade? Ou terá sido Deus que a poupou? E diz-me, cabeça de burro, se a poupou, porque o terá feito? Pensa! Pensa, homem! Esta criança é nossa. Não sei como, mas está aqui para servir-nos.
– Se não a matares, marca-a para quando te arrependeres, te lembrares que a devias ter liquidado.
Assim fez. Tirou da cintura uma tira de pele que usava para estrangulamentos e para prender à cinta pequenos animais capturados e enrolou-a à volta do braço da criança, um pouco acima do pulso. Fê-lo com força suficiente para cortar a carne até que Nyankosem começou a sangrar. A pobre nem chorou. Não conseguia sentir para tanto. Depois, atou as pontas e deixou-a ficar. Agarrou na criança ao colo e levou-a para a sua aldeia onde lhe cobriu a ferida com ervas, lhe deu de comer e beber, a lavou e a deitou. Nyankosem esteve trinta e dois dias sem se mexer nem dizer palavra. Ao trigésimo terceiro dia, quando lhe foram levar alimentos, ela disse:
– O meu nome é Nyankosem.
A alma que lhe levara a comida abriu os olhos e a boca de espanto e correu para os outros elementos da tribo gritando, Falou, ela falou, o pequeno verme falou. E quando conseguiu acalmar-se, exclamou, Disse que o seu nome é Nyankosem. Os outros ouviram, trocaram olhares pesados entre si. Todos sabiam que aquele nome significava A Palavra do Deus que Está no Céu. A guerreira olhou um companheiro e disse-lhe com arrogância:
– Vês, cabeça de burro, vês que todas as coisas têm um sentido? Percebes agora que não era avisado liquidá-la?

O tempo passou. Trouxe cinzentos à memória, Nyankosem acabou por sair à rua, brincou com as outras crianças, conversou com os adultos, conquistou-lhes o respeito e até a admiração, integrou-se na tribo. Pairava sempre na sua mente uma desconfiança, um temor secreto, mas, com o tempo, percebeu que era estimada e protegida por todos.

O clima de guerra adensou-se, os guerreiros partiam cada vez com maior frequência e as liberdades pessoais foram limitadas por razões de segurança. A fome aumentou. Os confrontos tornaram-se cada vez mais frequentes, Nyankosem mudava cada vez com maior frequência de povoação. O caos instalou-se. Um dia, apareceram uns homens de tez pálida, roupas verdes e chapéus azuis, distribuíam água, comida, medicamentos e algumas roupas. Foram eles que organizaram o campo. E foi nesse campo, onde todos partilhavam tudo, até o espaço para estar, que Nyankosem presenciou outro milagre. Por esses dias estava doente. Bebia pouco, quase não comia, deixara de querer brincar e passava o tempo sentada no chão com as pernas abertas riscando a terra. Uma pessoa de pele clara andava passeando pelo campo de concentração distribuindo alimentos e perguntou a um soldado quem era a menina do olhar triste. O soldado chamou um dos elementos da tribo e este contou toda a história da pequena.

Nyankosem foi adotada, trazida para uma terra estranha que lhe provocara um choque quase tão grande como ver a sua família chacinada. A água corria das paredes, as latrinas tinham assentos, havia pequenos sois no teto das casas que podiam acender-se e apagar-se quando se queria, caixas com imagens em movimento que mostravam o mundo, todos os mundos, as pessoas não se transportavam a pé ou em animais, mas em enormes latas com rodas. Tudo era novo e surpreendente. Tudo era demasiado. As pessoas aprendem e adaptam-se e foi isso que aconteceu com Nyankosem. Isso e o milagre de uma família pacífica. O milagre do amor e da harmonia.

Fez-se silêncio. A senhora doente que não acredita em milagres perguntou à médica:
– Já acabou?
– Já. Gostou?
– Gostei.
Depois, pegou-lhe na mão e procurou-lhe o braço debaixo da camisola. Era liso e macio. Pegou-lhe no outro e fez a mesma coisa. Era rugoso, com cicatrizes à volta do braço como se fossem pulseiras todas juntas. A médica tinha o olhar húmido e brilhante. A senhora doente que não acredita em milagres deixou fluir as lágrimas:

– Desculpe, menina. Ainda há pouco disse que não sofreu.
– Não importa o que sofremos, importa o que aprendemos com o sofrimento. Eu aprendi a acreditar no dom da vida. É esse o verdadeiro milagre.

Contra todas as expectativas médicas, a senhora doente que não acredita em milagres foi operada, melhorou, recuperou e, seis meses após a conversa com a médica, teve alta e está de saída. A filha veio buscá-la. Tem dois sacos a seus pés, está vestida, olha o quarto e despede-se dele com o olhar. A médica chega e não resiste a brincar:
– Bom dia! Já de partida? Pensei que tinha vindo para morrer…
– E vim. Mas os milagres são assim, podem contrariar-nos.
– E que milagre foi esse?
– Ouvi a Palavra do Deus que Está no Céu!
Abraçaram-se. A senhora saiu e Nyankosem foi fazer mais um milagre de vida. Desde o dia em que uma catana derramou vida sobre si, ela anda devolvendo esse dom da Humanidade à Humanidade.

jpv

———————————————
Nota do Autor: Na região do Ghana, uma das maiores tribos, a Akan, subdivide-se em dezenas de subtribos. Uma delas chama-se Nyankosem. A sua língua tem o mesmo nome que é posto, com frequência, a raparigas e rapazes. A palavra significa A Palavra do Deus que está no Céu. A presente história é uma ficção baseada em factos reais.


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jpv


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Saudades de Casa

“A nostalgia não é uma coisa má. Pelo contrário, é como viver saboreando.”
jpv


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Solil é Bom.

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Pequenos Milagres – O Espelho

O Espelho

Os milagres não se esperam, não se pedem e, se os pedirmos, não acontecem quando os pedimos nem forçosamente quando precisamos deles, caso contrário, não seriam milagres.

Os milagres são um bocadinho como a morte, há até quem diga que a morte pode ser, ela também, um milagre. Acontecem quando querem, a quem querem, como querem, de forma perfeitamente inesperada, mesmo quando se esperam, e não é possível exercer sobre eles qualquer espécie de controlo.

Nessa noite não lhe apetecia sexo, nem mesmo fazer amor. Apetecia-lhe, só, mergulhar no sono e adormecer desta vida por muito tempo. Os problemas eram vastos e sérios e intensos. Nem sequer percebia como o marido poderia pensar naquilo, mas são assim, os homens, umas bestas cobridoras e insensíveis. Já tinha gastado a desculpa do cansaço, das dores de cabeça, da indisposição. Deixou-o suar em cima de si, não se desconcentrou dos problemas. No fim, despejou-se dele, lavou-se e foi dormir. Os problemas acordaram com ela pela manhã. Definitivamente queria atacá-los, queria soltar-se da onda que a parecia afogar em preocupações e arrelias e não sentia por parte do marido o apoio, a força suplementar que ajudaria o seu espírito a resistir e o seu corpo a suportar. Estavam com problemas financeiros que ele parecia querer ignorar e que a afligiam a cada hora, a cada conta por pagar, a cada prazo vencido. Tinha ideias para tentar escapar ao rodopio de dívidas e cartões de crédito a acumular saldo em débito. Não tinha nele, sequer, uma atenção, um ouvido para as ideias dela. Se era verdade que a filha mais nova iluminava a casa com o brilho do seu olhar e o tom límpido da sua risada inocente, era também verdade que o mais velho estava em apuros. Osresultados na escola eram maus, faltava muito, mentia, tentava esconder as cartas. Ela já apanhara diversas a convocá-la para reuniões. Não conseguira ainda ir e sentia-se mal por isso.

O desinteresse do marido por si era confrangedor. Insultuoso. Ela não o confessara a ninguém, mas sabia que era procurada só para sexo sem chama nem paixão. Ele não conversava consigo. Não partilhava uma ideia. Falavam por monossílabos e continuavam juntos sem que nenhum dos dois soubesse porquê. Há meses, já, que suspeitava de uma relação dele com outra mulher. No quotidiano de um casal, na forma como se relacionam, como alteram pequenos hábitos, há coisas que se intuem. Não precisam ser ditas ou reveladas para que se saibam. Sentem-se e pronto. O resto é o universo das provas e das discussões. Só lhe faltam as provas, discussões já as há todos os dias lá em casa.

Recentemente, sentiu-se cansada. Foi ao médico de família. Fez uns exames. Na semana passada, as más notícias bateram à porta. Uma suspeita. Mais exames. Medicação. Uma preocupação mais. Desnecessária. De noite, quando foi lavar-se do marido, viu-se ao espelho e não gostou do que viu. Detestou-se. Quis ser outra. Quis morrer. Seria fácil, morrer. Mas os filhos… os filhos justificam tudo porque não hão de justificar também uma vida inútil?

Outra característica dos milagres é que não se anunciam, nem os dias em que acontecem têm uma marca especial. Pode começar-se um dia com a mais comum das rotinas e acontecer nele um milagre.

Nessa manhã entornou-se leite com chocolate ao pequeno-almoço. Ela exasperou. Depois de os acordar, de os arranjar, de lhes preparar a refeição, ainda tem de limpar o que derramam por descuido. Chegou tarde à escola do miúdo e tarde chegou ao trabalho. Era cedo no dia e ela já estava cansada. Um cansaço que lhe vinha do despertar atribulado, da noite mal dormida, dos dias mal vividos. E, não estando as pessoas de bem consigo mesmas, não estarão bem com o mundo e o mundo regorgitante devolver-lhes-á esse estado de espírito. O trabalho correu mal. Foi descuidada. Recebeu uma repreensão e uma ameaça de despedimento.

À tarde saiu do trabalho sem vontade de voltar a casa, mas foi para lá que se encaminhou. Faltavam-lhe só dez minutos de autocarro e cinquenta de comboio. Passou pelo supermercado. Fez umas compras lá para casa e saiu para a rua com a pasta do trabalho, a sua mala pessoal e três sacos de compras. Um casaco comprido de fazenda e um cachecol de lã ao pescoço. Havia trânsito. O autocarro atrasou-se. Chega à estação, sabe que o comboio está prestes a partir e corre. Não tem nada por que correr, mas corre. Por instinto. Como um hábito. Se perder o comboio não virá mal ao mundo, mas para si será mais uma derrota e um atraso e uma justificação e uma discussão e… corre. Corre quanto pode. Uma ponta do cachecol foge-lhe e começa a ficar pendurada a querer cair e quanto mais ela corre, mais o cachecol quer cair. Sabe que o comboio vai partir. Levanta um dos braços para segurar o cachecol enquanto corre e respira pesadamente. Ao fazer esse gesto, um saco de compras cai-lhe das mãos, as coisas espalham-se pelo chão, ela olha o comboio, quer apanhá-lo, olha as compras no chão e sabe que não pode deixá-las para trás. Volta as costas ao comboio e quando se prepara para se baixar e apanhar as compras dispersas, já as lágrimas lhe correm pela face, impiedosas.

E deu-se!
Aproximou-se um homem alto e largo de costas, com o cabelo liso impecavelmente arranjado, um sobretudo cinzento por cima do fato azul e umas luvas de pele preta nas mãos. Tinha um porte elegante, um aspeto atraente e, sobretudo, tranquilo. Baixou-se, apanhou as compras espalhadas pelo chão e colocou-as no saco. Levantou-se e abriu um sorriso que iluminou o fim de tarde já muito escuro.

– Aqui tem. Não precisa chorar por tão pouco.
– Não é por isso…
– Eu sei.
– Sabe?
– Sim. Há dias, há momentos na vida de uma pessoa em que tudo parece correr mal… em que parece que só um milagre nos salvaria. E sabe que mais? Quando se bate tão fundo, normalmente os milagres acontecem mesmo.
– Acha?
– Tenho a certeza. Olhe, deite tudo para trás das costas. Uma senhora elegante e bonita, como é o seu caso, não merece que a façam chorar. Merece todas as coisas boas da vida.

E, sem dar-lhe tempo de reagir, puxou-a para si e abraçou-a longamente. Nesse momento, mais um saco lhe caiu da mão e as compras espalharam-se pelo chão. Largaram-se a rir ao mesmo tempo e baixaram-se os dois apanhando as compras.

– Obrigada. Muito obrigada. As suas palavras foram poucas, mas muito importantes.
– Não se preocupe com nada, vai ter uma vida fantástica.

Então, o mundo mudou de atitude em relação a ela, tudo quis resolver-se. Talvez por isso, surgiu um aviso pelos altifalantes da estação.

– Por razões de ordem técnica, a partida do comboio 732, marcada para as 19:41, encontra-se atrasada. Estima-se a saída da composição dentro de vinte minutos.
– Veja, parece que não perdi o meu comboio!
– A senhora não perdeu o comboio nem a vida!

Beijou-a na testa e afastou-se.

Ela viu-o ir como quem contempla um milagre e depois dirigiu-se para o comboio. Quando caminhava ao lado das carruagens, olhou as janelas e contemplou o seu reflexo. Nesse momento, gostou do que viu.

jpv